GIANNI SCHNEIDER

Entre memoire et utopie

(ou espérer l'impossible au théâtre, est-ce possible?)

Né dans l'opposition des caractères de ses parents. De mère italienne d'un milieu ouvrier et d'un père allemand bourgeois, Gianni Scneider vit à Lausanne en Suisse. Il a acquis depuis sa tendre enfance, une sorte d'instabilité chronique de ceux qui ne peuvent choisir entre raison (cartésienne réfléchie allemande) et pulsion (spontanéité et générosité), de coeur italienne. Entre authenticité et superficialité, entre amour et haine, etc. C'est pourquoi il nous dit que légitimement: le théâtre est sa famille!

Vibrant de sincérité malgré parfois ses airs trompeurs de légéreté, il ne faut pas trop le contrarier. Il est têtu, tenace, engagé et passionné. On le dirait même en apparence paradoxal: nourri d'orgueil mais tout entier disponible et d'une qualité d'écoute importante, à la rencontre de Gianni Schneider n'est pas d'une seule pièce. Sa richesse c'est ce mélange détonnant d'altruisme et d'indépendance, à la fois très rebelle. et en même temps, les pieds sur terre. C'est-à-dire extrêmement lucide. Il nous dit qu'il s'intéresse plus à l'homme ou à la femme engagé(e) en tant que citoyen(ne) que leur fonction lucrative dans la société, et dit "au théâtre j'essaie avec les oeuvres choisies de les mettre en scène et j'exige que ceux qui font le spectacle prennent résolument position, non seulement au niveau de la réflexion, mais aussi à celui de l'émotion et de la sensibilité. C'est pour moi un travail, à la fois collectif et personnel,radical au sens propre du mot. Il faut saisir les choses à la racine! Si le théâtre a métamorphosé sa vie, c'est parce qu'il y a trouvé des moyens d'expression nécessaires, indispensables pour participer et ainsi s'engager poétiquement et politiquement. Il faut essayer de changer le monde car celui-ci en a bien besoin. Et que parallèlement ces moyens lui ont permis de s'épanouir, de se confronter aux autres. Signe d'ouverture, de volonté de dialogue, et de crier au monde le manque d'amour et de justice sociale sur terre.

Et puis Gianni Schneider conclut en disant: « Fondamentalement si on fait du théâtre c'est parce que l'on a quelque chose à dire. Il suffit de savoir quoi! Après il faut réfléchir sur le pourquoi, comment le dire et à qui surtout, voilà tout!»

Dieter Welke - Dramaturge
Théâter d'Erlangen - Allemagne

COMPAGNIE

Demarche de la Compagnie

Sans présenter pour autant une volonté programmatique figée, la Compagnie Gianni Schneider a entrepris ces 6 (six) dernières années un travail de recherché théâtral en choisissant des écritures fortes, des textes puissants avec le désir de réaffirmer la dimension de forum du théâtre :

- un lieu où l'on présente des histoires d'hommes et de femmes pris dans la tourmente et les vicissitudes de ce monde ;

- un lieu où le spectateur se confronte aux idées et aux grandes tensions sociales qui agitent (ou ont agités) notre humanité ;

- un lieu qui fonctionne comme une sorte de « laboratoire de l'imagination sociale » et qui force, par ses interpellations et ses provocations, le spectateur-citoyen à se positionner.

Les textes sont tous soumis à un travail dramaturgique (un travail sur la langue) préalable débouchant souvent sur des adaptations (assumées) et des « actualisations ». L'esthétique théâtrale développée repose essentiellement sur le travail d'acteurs/d'actrices alliés à des recherches sur le son, les costumes et les lumières dans un décor dépouillé si possible : c'est essentiellement des histoires que l'on raconte au théâtre… Le théâtre est pour la Compagnie, avant tout, une aventure humaine.

Gianni Schneider, metteur en scène

PROJETS

2015/16
En attendant Godot de Samuel Beckett

Don’t worry about getting old, it’s too late for that.


2016/17:
Les Loups de Emanuelle delle Piane

CONTACT

Contact information
  • Tel:
    0041 / 21 - 312 02 52
  • Mobile:
    0041 / 79 - 449 12 13
  • E-mail:
    giannischneider@yahoo.fr
  • Website:
    www.giannischneider.ch
  • Address:
    4, Rue Cité, Lausanne,
    CH-1005, Switzerland

« En attendant Godot »

de Samuel BECKETT

Voilà un texte puissant, écrit en 1948 et c’est troublant de voir à quel point ce texte reste d’actualité. J’aimerais essayer dans ma mise en scène de relever la dimension politique et poétique de cette œuvre en la confrontant à ce que vivent tragiquement certains réfugiés de Syrie aujourd’hui. Devant prendre le chemin de l’exil, fuyant la guerre, la famine, la pauvreté et l’absence d’un avenir immédiat possible. En lisant Godot, j’y entends la voix de ces réfugiés qui attendent et attendent encore. Ils sont à la merci de décisions qui les dépassent. L’espoir d’un hypothétique demain…

Oui, certains réfugiés sont aujourd’hui dans des décharges publiques, en attente : d’une décision politique d’un visa, d’un renvoie, d’une vie meilleure. En attente d’un contrat de travail ou dans l’attente de nouvelles. Attente de quelque chose, mais quoi ? Tout simplement l’espoir de... Attente avec amour, avec haine et avec révolte.

Critique de Godot
Avant Première:
La pièce « En attendant Godot » a marqué un tournant dans le théâtre contemporain. Révolutionnaire à l’époque et entre les mains du metteur en scène lausannois, l’œuvre prend une couleur nouvelle, une résonance particulière et devient un acte d’engagement. Une lecture qui se veut politique et pour la première fois, l’interprétation des rôles masculins est confiée à une distribution entièrement féminine tout en préservant l’entierté du texte. Vladimir et Estragon donnent avec force de la voix à celles qui aujourd’hui se griment pour éviter tout abus, toute agression à travers leur exil. Une mise en lumière de la féminisation migratoire et permettant au metteur en scène de rendre hommage à la force du sexe faible.

Gianni Schneider, metteur en scène


Nos chaleureux remerciements vont à :
Etat de Vaud, Ville de Lausanne, Loterie Romande, Migros Vaud, Fondation Leenaards, Casino Barrière – Montreux, Casino Montbenon - Monsieur Claude Dittli, Madame Laurence Gabor-Krieger, le Théâtre de Vidy, le Théâtre de L’ Arsénic, l’Agence WGR Communications – Monsieur Alain Wannaz et Billeterie «www.monbillet.ch».

Mai - Juin 2016

    Distribution artistique et technique :

    Gianni SCHNEIDER
    Mise en scène

    Rita FREDA Dramaturgie

    Matthias URBAN
    Assistant de mise en scène

    Sébestien DUPOUEY
    Création vidéo et scénographie

    Giuseppe GRECO
    Régie vidéo et direction technique

    Sylvain JACQUES
    Sound design et régie son

    Marie-Christine SOMA
    Création lumière

    Yann VEYRIER
    Régie lumière

    Clara CHANU
    Stagiaire audio-visuel

    Nadia CUENOUD
    Confection de deux manteaux

    Malya ROMAN
    Conception des costumes

    Sonja GENEUX
    Maquillage

    Antonio MIELE
    Coiffure


    Mike WOLF
    Photographes

    Carline CUENOUD-COIGNY Administratrice

    Régina ZWAHLEN
    Fiduciaire


l'Avare

Chez Molière, on se trouve dans un atavisme familial, avec des rôles très forts.
La relecture que j’ai faite de L’Avare est basée sur mon expérience immédiate et citoyenne. Un axe sombre dans lequel j’assume la noirceur des enjeux économiques qui minent et tuent les relations familiales d’aujourd’hui. Un engagement poétique et politique.
Après avoir mis en scène Brecht, ou encore Müller, le texte de L’Avare de Molière reflète aussi pour moi une construction humaine et extrêmement complexe de la famille, où l’on retrouve un potentiel de rébellion, qui ne peut se manifester autrement que par la fuite des enfants ou par la mort du père. Tout comme le père souhaite la mort des enfants. Contrairement aux années 60 où la rébellion offrait encore des alternatives idéologiques possibles.
Une allégorie du naufrage qui ouvre de nouvelles perspectives : un système où la consommation l’emporte sur les enjeux citoyens. Au XVIIe siècle, les alliances se faisaient entre la bourgeoisie et la noblesse alors qu’aujourd’hui ils se font entre le monde des affaires et la classe politique.
Nous sommes sur un yacht au lendemain de la crise financière de 2007/8…


Critique : L'Avare sur son yacht, une géniale actualité.

La mise en scène de Gianni Schneider pour L'Avare donne à cette pièce une actualité poétique et politique, qui interpelle, amuse et enthousiasme chaque soir une salle complète. Un public de tout âge conquis.
Poétique, le coup d'œil l'est lorsque s'ouvre la scène sur un yacht dont le sillage scintille sous la lune et le ciel étoilé. Politique, l'actualisation qui ne trahit pas Molière rappelle, en situant l'action sur un bateau, que l'avare est un homme d'argent... Attaché à sa fortune, soucieux de le cacher, espérant la faire fructifier... Un riche, avare de sentiments. de solidarité, tandis que passe lentement à l'horizon dans la plus totale indifférence, une embarcation surchargée (boat people) de migrants, luttant contre les flots, qu'apparemment certains critiques n'ont pas remarquée ou n'ont pas voulu voir.
Jean Damien Barbin (Harpagon) révèle la névrose paranoïaque de l'avare. Tous les acteurs sont remarquables, chacun bien typé, jouent avec un tel naturel, une telle intelligence du texte qu'on oublie une langue d'un autre siècle. Malgré le sérieux du propos, on rit beaucoup et de bon cœur. Des quiproquos, de bons mots, des vérités assénées avec humour. Une réussite exceptionnelle, du théâtre engagé dans l'aujourd'hui de notre monde...

Gauche Hebdo 12 décembre 2014
Myriam Tétaz-Gramegna, journaliste

Decembre 2014

    JEU:
    Jean-Damien BARBIN (Harpagon)
    Michel CASSAGNE (cuisinier/skypper)
    Hélène CATTIN (Frosine)
    Caroline CONS (Marianne)
    Jean-Pierre GOS (Anselme)
    Malya ROMAN (Elise)
    Guillaume COMPIANO(Cléante)
    Matthieu SAMPEUR (Valère)
    Christian SCHEIDT (La Flèche)

    Mise en scène :
    Gianni Schneider

    Assistant de mise en scène :
    Pietro Marullo

    Dramaturgie : Rita Freda

    Version scénique :
    Edmond Vuilloud
    et Jean-Paul Favre

    Scénographie :
    Nina Wetzel

    Collaboratrice décor:
    Florence Emery

    Constructeurs décor :
    Alain Cruchon,
    Victor Roy,
    Yannick Bouchex

    Peinture décor :
    Eric Vuille

    Vidéo de scène:
    Sebastien Dupouey

    Régie vidéo :
    Giuseppe Greco

    Lumière:
    Marie-Christine Soma

    Musique :
    Sylvain Jacques

    Costumes :
    Anna Van Brée

    Maquillages :
    Sonia Geneux

    Coiffures:
    Antonio Miele

    Directeur technique:
    Michel Beuchat

    Accessoiriste:
    Matthieu Dorsaz

    Régisseur général et régie lumière :
    Adrien Gardel

    Directeur tournée, diffusion:
    Xavier Munger

    Photographe:
    Mario Del Curto

    Administration :
    Régina Zwahlen (Setelco)
    Carline Cuénoud-Coigny


LA PIERRE

1993 : Trois femmes, la grand-mère, sa fille et sa petite fille, retrouvent ce qui fut autrefois leur maison de famille après son achat en 1935 à un couple juif contraint à la fuite.

Tout semble rentré dans l'ordre : une page particulièrement difficile de l'histoire nationale et de celle d'une famille semble pouvoir enfin se tourner.

Mais c'est compter sans les cauchemars de la grand-mère, le malaise et l'envie de fuir de la petite et la présence des fantômes, morts ou vifs, qui hantent la maison : morts mal enterrés ou revenante, à son tour dépossédée, d'un pays disparu. Alors commence un combat de mémoires et de droits dont aucune preuve ne pourra, malgré les apparences, attester la véracité et la légitimité incontestables.


Spectacle soutenu par les services culturels de :
Etat de Vaud, Ville de Lausanne, Loterie Romande, B.C.V. et Migros Vaud.

Les Fondations :
Famille Sandoz, Leenards, Casino Barrière Montreux.

Coproduction :
Théâtre de la Grange de Dorigny Lausanne et Compagnie Gianni Schneider.


Janvier 2014

    LA PIERRE
    (Der Stein)
    de Marius von Mayenburg
    Traduction de Hélène Mauler et René Zahnd
    Edition de l'Arche 2009 - Paris


    Jeu :
    Anne-Catherine Savoy
    Vincent Ozanon
    Laure Aubert
    Rebecca Balestra
    Piera Bellato
    Pauline Schneider

    Mise en scène
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie
    Magali TOSATO

    Assistant de mise en scène
    Pietro MARULLO

    Stagiaire de mise en scène
    Malya ROMAN

    Création vidéo de scène
    Sébastien DUPOUEY

    Régie Vidéo
    Olivier VULLIAMY

    Création Lumière
    Michel BEUCHAT

    Création costumes
    Anna VAN BREE

    Maquillage
    Sonia GENEUX

    Coiffure
    Antonio MIELE

    Scénographie
    Sébastien DUPOUEY / Gianni SCHNEIDER

    Construction décor
    Alain CRUCHON

    Montage
    Steve KOHLER

    Accessoires
    Matthieu DORSAZ

    Photographie
    Mario DEL CURTO

    Coach training
    Tiziana MATTIUSSI

    Illustration flyer
    Anne WILSDORF

    Captation spectacle
    Eugène DYSON

    Administration
    Régina ZWAHLEN

La Resistible Ascension D'Arturo Ui

Arturo Ui est une entreprise de manipulation et c'est le cadre. En effet, la nouvelle pègre du monde ce sont les Traders (les capitalistes).
Dans la Fable de Brecht les Traders perdent le contrôle sur les gangsters et ils s'insurgent contre la violence. Dans ma lecture moderne 2012 de Arturo Ui, les Traders feignent de perdre le contrôle et feignent de s'insurger pour mieux se blanchir. La mise en scène tente de montrer ce cynisme afin que le public réagisse, se révolte...

Critique :
Arturo Ui ascension réussie
Le Théâtre politique a ses tics. Ils induisent souvent dans le public une idée fausse: il passe pour démonstratif, voire ennuyeux. Il faut dès lors rendre un double hommage à la formidable mise en scène que Gianni Schneider a monté avec cette Résistible ascension d'Arturo Ui.
D'abord parce que c'est une manière réussie d'adapter Brecht en lui redonnant une pertinence extraordinaire sur le temps présent: le gangstérisme boursier comme dernier avatar de la violence ordinaire, le message conserve une force troublante puis ensuite interprêtée par une distribution d'un rare équilibre et un Arturo Ui magnifique, prodigieux.


L'Hebdo magazine du 18 octobre 2012
Journaliste : Christophe Passer

2012

    d'après Bertolt Brecht

    Avec :
    Roland Vouilloz, Christine Vouilloz, Anne Vouilloz, Anne-Catherine Savoy, Vincent Ozanon, Edmond Vullioud, Jean-Paul Favre, Jean-Pierre Gos, Jean Aloïs Belbachir, Baptiste Gilliéron, Blaise Granget, Thibaut Evrard, Arnaud Charrin , Richard Vogelsberger, Arthur Besson

    Mise en scène et scénographie:
    Gianni Schneider

    Traduction :
    Hélène Mauler, René Zahnd

    Dramaturgie :
    Magali Tosato

    Dramaturgie de production :
    André Steiger

    Recherche historique :
    Moritz Riesewieck, Olivier Zuchuat

    Assistant à la mise en scène :
    Laurent Gachoud

    Décor :
    Michel Beuchat, Simira Raebsamen

    Création vidéo : S
    ébastien Dupouey

    Création musique :
    Arthur Besson

    Ambiance sonore :
    Dario Galizia

    Costumes :
    Anna Van Brée , Olivier Falconnier

    Maquillage et perruques :
    Sonia Geneux

    Coiffure :
    Antonio Miele

    Construction décor :
    Ateliers du

    Théâtre Vidy-Lausanne Thomas Beimowski Accessoires :
    Mathieu Dorsaz

    Lumière :
    Christophe Kehrli

    Captation du spectacle :
    Eugène Dyson

    Coach physique :
    Tiziana Mattiussi

    Stagiaire :
    Agathe Hauser

Supermarket

Supermarket est un texte extrêmement actuel. Il nous renvoie à notre réalité quotiodienne: le supermarché - lieu social où tout s'achète et tout se vend. Cette pièce révèle une société d'après la chute du mur et du rideau de fer. (Europe réunifiée) où les gens assoiffés de liberté se sont jetés dans la surconsommation et le bonheur accessible. Un texte cogneur. On y parle de solitude, de l'oubli, du mensonge et de sexe. La perte de repères idéologiques stables, qu'on pouvait soit combattre soit défendre, a laissé la place à un énorme vide. Les personnages s'inventent des vies qu'ils n'ont pas et réagissent à leurs pulsions, à leurs désirs, à leurs subconscients souvent opaques et sont absents à eux-mêmes.  Gianni Schneider

Critique :
A Vidy, les rêves cabossés des enfants et des adultes du Mur. Il y a la conquête de l'Ouest version rêve américain. Il y a aussi celle, plus récente, de l'après chute du mur de Berlin, quand les gens de l'Est, Allemands ou non, se sont mis à croire en un eldorado occidental. Dans les deux cas, les drames et les désillusions n'ont pas manqué. L'auteure serbe en fait son fonds de commerce dans Supermarket que met en scène Gianni Schneider à Vidy.Gianni Schneider tire un spectacle tonique sur le mode du soap opéra en soulignant le grotesque, l'absurdité et drôlerie mordante des dialogues et des situations.Il nous donne à voir la société occidentale contemporaine où adultes et enfants sont sans repères et où les rêves ont vite fait d'être cabossés, où seul compte la survie. A n'importe quel prix.

Journal 24 Heures
20 mars 2010 - Michel Caspary

2010

    Supermarket-Soap Opera
    de Biljana Srbljanovic

    Du 16  au 28 mars 2010

    Théâtre Vidy-Lausanne

    Salle Charles Apothéloz

    Jeu :
    Roland Vouilloz, Anne-Catherine Savoy,Céline Nydegger,Frédéric Polier,Sandra Gaudin, Baptiste Gilliéron,Bastien Semenzato.

    Figurants:
    Mark Pralsky,
    Mathieu Dorsaz

    Traduit de l'allemand par:
    Michel Bataillon, Ubavka Zaric

    Mise en scène et scénographie  :
    Gianni Schneider

    Dramaturgie:
    Olivier Zuchuat

    Assistants à la mise en scène :
    Magali Tosato, Sandra Gaudin,
    Pierre Spuhler.

    Scénographie:
    Michel Beuchat,
    Gianni Schneider

    Costumes :
    Anna van Brée,
    Olivier Falconnier

    Lumière: Michel Beuchat

    Musique «création en live» :
    Jean Rochat,
    Cyrill Regamey

    Vidéo:
    Eugene Dyson,
    Olivier Zuchuat

    Roller:
    Mathieu Dorsaz,
    Mathias Bovard,
    Nicolas Pilet

    Coach roller:
    Davide Picci

    Coach Chansons:
    Lee Maddeford

    Photographies:
    Mario Del Curto

Keep Cool

Une création inédite.
Keep Cool est un premier essai pour le théâtre de plein air, un exercice de style en un acte d'une durée de 40 minutes, écrite pour 4 personnages. Un jardinier terroriste, une femme trompée, un fils gay, adopté et un mari bourgeois méprisant, volage et homophobe. Les 4 personnages se croiseront en fin de journée, devant la maison, tour à tour, ils seront confrontés à des situations suite à des événements et leurs sentiments personnels vont être exacerbés. Une vraie comédie légère, surréaliste par moments et pleine d'humour. Leurs confidences arrivent très rapidement et cela donne au texte un style vertigineux. Les rôles ruisseaux ou torrents de sentiments humains, s'écoulent à travers eux en effondrant les poches ou les réservoirs de leur sensibilité propre. Un tableau de la famille, de la Société d'aujourd'hui, un soir...

2009

    Keep Cool
    Du 3  au 13 aout 2009
    Lausanne Estivale

    Jeu :
    Lola Riccaboni
    Pierre Antoine Dubey
    Vincent Brayer
    Baptiste Coustenoble

    Texte et mise en scène  :
    Gianni Schneider

    Assistant à la mise en scène :
    Cédric Simon

    Collaboration artistique :
    Magali Tosato

    Costumes :
    Anna van Brée

    Musique originale :
    Jean Rochat

    Création voix off de la radio :
    Jean Paul Favre

    Graphisme :
    Anne Wilsdorf

    Vidéo :
    Eugene Dyson

    Régie plateau :
    Mark Pralsky

    Combats :
    Pavel Jancic

    Photographies:
    Cédric Simon

Platonov

Comment exister en tant qu'individu dans une Société où la beauté plastique, résumée à quelques modèles, devient uPlatonov (Materiau) est une version adaptée. Nous avons privilégié les déboires amoureux de Platonov, reléguant à l'arrière plan les rapports sociaux et financiers des protagonistes, qui servent ici uniquement à donner un cadre, une atmosphère à l'intrigue.
«Platonov est la meilleure expression de l'incertitude de notre époque...»
Incertitude tout à fait actuelle, puisque Platonov, interroge la frontière entre Amour et Séduction, affection sincère et jeux de pouvoir. Indéterminé entre sa quête d'amour idéal et les aléas de ses pulsions, Platonov. Victime de son propre charme, devient à son tour homme «objet». Il commente alors d'un ton tantôt cynique, tantôt révolté le gouffre qui sépare ses actes. Incapable de faire son choix, incertain, manquant de force, il déplore:
«on ne peut rien contre son caractère, encore moins contre son manque de caractère».

Critique :
Gianni Schneider signe sa meilleure mise en scène avec un "Platonov" merveilleusement servi par Roland Vouilloz et ses camarades.  Un pari casse-cou relevant du défi parfaitement maîtrisée. Bel objet théâtral cette réalisation, cohérente et ce particulièrement dans le jeu des relations entre Platonov et les femmes qui constitue l'axe majeur de l'adaptation. Il fait évoluer ses acteurs sans accessoire. Seul un damier servira toute la pièce avec brio come un ballet de figures en confrontation...
24 Heures, 30/10/2007Jean-Louis Kuffer, journaliste

L'étrangeté de ce Platonov mis en scène par Gianni Schneider, texte amaigri, c'est qu'il tient! Sur l'échiquier qui tient lieu de plateau, les acteurs sont comme précipités dans le vide. L'intérêt du Platonov monté par Gianni Schneider est là: dans l'intensité de Roland Vouilloz et ses camarades, une manière partagée de glisser sur la pente jusqu'au gouffre... Tchekhov est du genre à foudroyer.
Le Temps 10/11/2007 A. Demidoff, journaliste

2007

    D'après Anton Tchekhov
    Par la Cie Gianni Schneider
    Du 25 octobre au 11 novembre 2007

    Jeu :
    Jean-Paul Favre,
    Sandra Gaudin,
    Shin Iglesias,
    Mathieu Loth,
    Geneviève Pasquier,
    Jacques Probst,
    Juliana Samarine,
    Julien Schmutz,
    Roland Vouilloz,
    Edmond Vullioud.


    Mise en scène et scénographie:
    Gianni SCHNEIDER

    Traduit par:
    André Markowicz
    Françoise Morvan

    Dramaturgie et adaptation:
    Olivier Zuchuat

    Assistante de mise en scène:
    Magali Tosato

    Traduction documents:
    Mark Pralsky

    Stagiaire scénographie:
    Elini Kaplani

    Régie son et lumière:
    Pierre Spuhler

    Lumières:
    Laurent Junod

    Musique:
    Jean Rochat

    Habilleuse:
    Lara Voggensperger

    Perruques et postiches:
    Victor Sanchez

    Coiffures:
    Antonio Miele

    Maquillages:
    Sonia Geneux

    Vidéo:
    Eugene Dyson

    Graphisme:
    Ramon Lopez

    Photographies:
    Pierre-Antoine Grisoni


Le moche

Comment exister en tant qu'individu dans une Société où la beauté plastique, résumée à quelques modèles, devient une condition de reconnaissance et de réussite sociale? Serons-nous bientôt divisés en deux castes socialement incompatibles, celle des beaux et celle des moches? Ou deviendrons-nous, grâce au progrès de la chirurgie plastique, tous les mêmes.
Gianni Schneider

Critique:
Le Moche à Vidy, Gianni Schneider a mis en scène une satire de Marius von Mayenburg sur la dictature de la beauté. Mise en scène cinglante, nerveuse et tendue qui colle parfaitement au texte Le Moche et le tout avec une verve et un cynisme réjouissants. Après Visage de feu en 2004, Gianni Schneider retrouve la puissance et l'originalité qui marquait l'irruption de Mayenburg dans le paysage théâtral allemand. Mise en scène rapide, directe, sans fard, assassine et urbaine.Bravo!

L'Hebdo 25 septembre 2008
Isabelle Falconnier, journaliste

2008

    Le moche
    de Marius von Mayenburg
    Du 16 septembre au 12 octobre 2008
    Théâtre Vidy-L
    La Passerelle

    Jeu :
    Stéphane Boschung
    Anne-Catherine Savoy
    Diego Todeschini
    Roland Vouilloz


    Traduction :
    Hélène Mauler, René Zahnd

    Mise en scène :
    Gianni Schneider

    Dramaturgie :
    Olivier Zuchuat

    Assistante à la mise en scène :
    Magali Tosato

    Collaboration artistique :
    Shin Iglesias

    Costumes :
    Esther Zeller

    Lumière :
    Laurent Junod

    Musique :
    Jean Rochat

    Photographie:
    Mario Del Curtot

This is a chair

Gianni SCHNEIDER réunit deux pièces courtes de Caryl CHURCHILL sous le titre de "C'est un état de siège". Ces deux textes "This is a chair" et "Not, not, not enough oxygen" composent différentes scènes courtes qui traitent de sujets brûlants d'actualité. Aux grands discours et au réalisme, la dramaturge anglaise préfère le décalage, la distanciation et l'évocation pour parler de réalités politiques, telle que la guerre de par le monde, l'économie, l'environnement et le rapport violent entre les gens. Elle fait résonner la brutalité du monde avec violence intime de ses personna-ges et creuse les zones obscures du quotidien.

Critique :
Avec sa nouvelle création contemporaine "C'est un état de siège" Gianni SCHNEIDER s'engage. Caryl CHURCHILL avec son ton mordant et sa critique distanciée des réalités sociales ont séduit le metteur en scène Gianni Schneider, toujours prêt à confronter les spectateurs aux grandes tensions qui agitent l'humanité. En réunissant Not, not, not enough oyxigen et This is a chair, il nous donne à voir un spectacle qui prend la forme d'un manifeste, tant le propos apparaît évident sous l'épure de la mise en scène. Puis la totale nudité du plateau, juste percé d'une flaque lumineuse, pourrait être du Lars Van Triers mettant en exergue la simplicité de deux textes dans lesquels on retrouve l'héritage des thématiques pessimistes et de la prose répétitive et désarticulée caratéristiques du grand Beckett.
Gianni SCHNEIDER parvient dans sa mise en scène, sur le fil du rasoir, à la réinvestir avec brio et l'humour nécessaire. L'image du monde qui se dessine alors nous est plus que familière...

24 Heures Journal. Septembre 2006. Corinne JACQUIERY

2006

    C'est  un état de siège
    Texte de Caryl Churchill
    traduits par Elisabeth Angel-Perez.
    Edition de L'Arche, Paris, 2005
    Théâtre Arsenic
    septembre/octobre 2006

    Jeu :
    Camille Giacobino,
    Jean-Pierre Gos,
    Anne-Catherine Savoy,
    Frank Semelet,
    Edmond Vullioud

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Décor et lumière :
    Gianni Schneider

    Costumes :
    Lara Voggensperger

    Coiffures :
    Antonio Miele

    Maquillages :
    Sonia Geneux

    Accessoires :
    Mark Pralsky

    Régie son et lumière :
    Frédéric Ozier

    Assistante mes :
    Magali Tosato

    Administration :
    Carline Coigny

    Comptabilité:
    Pierre-André Lavanchy

    Photographies :
    Mario Del Curto

    Affiche :
    Ramon Lopez (ADN)

Les Trois Soeurs

Recluses dans leur maison familiale, exilées dans une ville de garnison, Les Trois Sœurs, Olga, Macha et Irina n'ont qu'un rêves : retourner à Moscou. Recluses dans leurs souvenirs, perdues dans leurs rêves, leurs existences ne sont que plaintes, tristesse et résignations. Comment vivre, comment survivre, en ce monde, en Russie et ailleurs ?

Critique :
Gianni SCHNEIDER signe ici l'une de ses meilleures réalisations. L'insistance de Tchekhov à souligner que Les Trois Sœurs est une comédie a inspiré le metteur en scène. C'est un choix qui se tient, dans la mesure où la pièce reste bien là et qu'un crescendo dramatique se trouve également bien marqué. La mise en scène et moderne, le fait d'actualiser par des éléments  de décor, de se trouver à l'extérieur de la maison durant toute la pièce se défend très bien. La pièce commence au printemps et finit en automne six ans plus tard mais l'unique indication « physique » du temps qui passe est symbolisé par des feuilles mortes, présentes dès le premier acte où les trois sœurs apparaissent sur des transats estivaux, cela fonctionne très bien. La mise en scène en dépit d'options parfois discutables est une excellente réalisation…

24 Heures, quotidien
Jean-Louis KUFFER, journaliste

2005

    Texte d'Anton TCHEKHOV
    Théâtre La Grange de Dorigny
    Novembre 2004, création

    Jeu :
    Shin IGLESIAS,
    Anne VOUILLOZ,
    Madeleine PIGUET,
    Fanny NOEL,
    Suzanna PATTONI,
    Jean-Pierre GOS,
    Jean-Paul FAVRE,
    Julien SCHMUTZ,
    Michel FAVRE,
    Matthieu SESSELI,
    Vincent OZANON,
    Matthieu LOTH

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie et adaptation :
    Olivier ZUCHUAT

    Traduction de documents :
    Mark PRALSKY

    Scénographie :
    Jean-Luc TAILLEFERT

    Costumes :
    Anna VAN BREE

    Lumières :
    Laurent JUNOD

    Régisseur lumière:
    Pierre SPUHLER

    Régisseur plateau :
    Christophe PICARD

    Assistante de mise en scène:
    Virginie LIEVRE

    Conseil artistique :
    Sandra GAUDIN

    Musique :
    Jean ROCHAT,
    Claude ROBERT

    Photographies :
    Mario DEL CURTO

Visage de feu

Visage de feu (Feuergesicht)
Les enfants ont passé l'âge de jouer avec les allumettes. Pourtant le feu couve dans le foyer « middle-class ». Les répliques au phosphore allument les incendies au fil des pages. Des flammes lèchent les corps adolescents illuminés par des passions interdites. Et la Rome familiale s'embrase sous les cocktails Molotov lancés par un adolescent pré-pubère qui lit Héraclite et rêve de purifier le monde. Une jeune fille se consume de l'intérieur sans faire de flammes ni de bruits, les parents sont incommodés par la fumée et s'en inquiètent, mais tant que l'on peut ouvrir les fenêtres, tout va ! Napalm familial ! A la fin de l'histoire, les pompiers ne viennent pas ; que croyez-vous, on n'est pas dans un film de catastrophe hollywoodien… mais dans une réalité quotidienne !

Critique :
Poudre, feu et sang à Lausanne. Gianni Schneider révèle la prose d'un prodige allemand. L'ennemi est dans la place. Au cœur de la cellule familiale. La bataille est encore souterraine. Kurt et Olga s'endiablent en guérilleros enfantins, complotent sur le dos de leurs parents… Travail remarquable qui a secoué le public. Bravo ! Le feu dans la glace. Avec Visage de feu de Marius Von Mayenburg, Gianni Schneider allume le théâtre de Vidy-Lausanne. Passons sur les détails de ce quintet au dialogue pointilliste en crescendo dramatique, pour nous arrêter et saluer ce qui fait l'intérêt majeur du spectacle, à savoir sa mise en scène, sa direction d'acteurs, sa mise en espace et son interprétation remarquable à tous égards…

Alexandre DEMIDOFF, journaliste
Journal LE TEMPS, mai 2004

2004

    (Feuergesicht) Edition de l'Arche
    Texte de Marius VON MAYENBURG
    Théâtre de Vidy-Lausanne
    Avril/Mai 2004, création

    Jeu :
    Monica BUDDE
    Anne-Catherine SAVOY
    Vincent OZANON
    Nicolas ROSSIER
    Bernard ESCALON

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie :
    Olivier ZUCHUAT

    Assistante de m.e.s.
    Shin IGLESIAS

    Scénographie :
    Jean-Luc TAILLEFERT

    Costumes :
    Anna VAN BREE

    Lumières :
    Laurent JUNOD

    Musique :
    Jean ROCHAT,
    Claude ROBERT

    Photographies :
    Mario DEL CURTO

Lulu

L'étrange désir de Lulu, c'est d'être toujours l'objet du désir. Intégriste du sexe, elle ne pourra jamais cesser de se voir convoitée. Sa réelle perversion, c'est de s'offrir comme objet de provocation. Lulu fait partie de ces héroïnes tragiques au parfum de plaisir, de scandale et de déchéance qui flottent dans l'imaginaire collectif. Imaginez une beauté de 20 ans qui croque la vie et les hommes avec un solide appétit de plaisir sensuel et d'ascension sociale. Mais Lulu, sous son masque d'innocence et de fraîcheur, porte malgré elle la mort, le suicide, le meurtre.

Critique:
Lulu, du ciel à Jack l'Eventreur. A vidy-Lausanne, Gianni Schneider met en scène une adaptation du texte original de Wedekind (1894). Enthousiasmant ! Lulu interprêté par Julia Batinova va incarner avec fougue une Lulu incandescente. Treize comédiens et Lulu, dont plusieurs tenant différents rôles à travers les cinq actes, donnent corps à cette oeuvre. Shin Iglesias tenant le rôle de la Geschwitz est magistrale. C'est la seule à qui Lulu résiste. Paradoxalement, comme l'analys justement le metteur en scène Gianni Schneider, Lulu dit rarement non, car c'est pour elle la meilleure façon de résister...! Si les hommes se tuent pour elle, c'est parce qu'elle a un côté vertigineux. Elle est comme un gouffre où ils se perdent, car ils ne comprennent pas sa logique. Lulu finira massacrée par Jack l'Eventreur à Londres et cela ne nous étonne finalement pas! Un spectacle enthousiasmant malgré quelques faiblesses rythmiques à la Première à Vidy-Lausanne. Ce spectacle ira au Grütli de Genève puis au Théâtre de Valère à Sion.

Journal La Liberté.
Florence Michel. 25 janvier 2006

2005-2006

    Texte de Frank WEDEKIND d'après
    La boite de Pandore une tragédie monstre (1894) traduction Jean-Louis Besson
    et Heinz Schwarzinger,
    Ed. Théâtrales 1997.

    Jeu:
    Julia Batinova
    Vincent Ozanon
    Jean-Luc Borgeat
    Michel Favre
    Jean-Paul Favre
    Sandra Gaudin
    Claudia Hubschmann
    Shin Iglesias
    Mathieu Loth
    Michel Moulin
    Fanny Noel
    Frédéric Polier
    Julien Schmutz
    Pierre Spuhler

    Mise en scène:
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie:
    Olivier Zuchuat

    Scénographie:
    Jean-Luc Taillefert

    Costumes:
    Anna Van Brée

    Lumières :
    Laurent Junod

    Maquillages :
    Sonia Geneux
    Coiffures:
    Antonio Miele

    Assistantes de mes:
    Sandra Gaudin,
    Virginie Lièvre
    Magali Tosato.

    Construction:
    Ateliers Théâtre de Vidy

    Régie plateau:
    Christian Mayor,
    Natacha Gerber,
    Jérôme Loth
    Fabien Corthésy.

    Musique:
    François Planson.

Le Nom

Avec peu de mots et un sens consommé de l'orchestration verbale. L'auteur Jon FOSSE peint les drames qu'ils soient  petits ou grands. Le Nom : l'histoire d'une jeune femme qui revient à la maison, enceinte de neuf mois, avec le père présumé de son enfant. Mais le courant entre cet ami et le reste de la famille ne passe pas.

Critique :
Le Nom ne ressemble à rien de connu ici et le mérite essentiel du metteur en scène Gianni SCHNEIDER est d'imposer d'emblée une ambiance. Grise et blanche, comme la toile de fond, vaste ciel délavé et orageux, rideau  de spleen  jeté sur l'horizon. Glacée et élégante…
La mise en scène exige des petits doigts de fins horlogers de l'âme si on ne veut pas gâcher la partition… Le spectacle Le Nom a de la tenue. Une étrangeté. Une forme d'émotion diffuse même, en coup de vent dans la grande chambre froide de Beate.

Alexandre DEMIDOFF, journaliste
Journal LE TEMPS, mars 2002

2002

    Texte de Jon FOSSE
    Edition de l'Arche
    Théâtre de Vidy-Lausanne
    Février/mars 2002, création

    Jeu :
    Véronique ALAIN
    Jean-Pierre GOS
    Carine BARBEY
    Thierry ROMANENS
    Anne-Catherine SAVOY
    Jean-Luc BORGEAT

    Mise en scène et dramaturgie:
    Gianni SCHNEIDER

    Scénographie :
    Jean-Luc TAILLEFERT

    Assistante décor :
    Laurence DESCARTES

    Costumes :
    Anna VAN BREE

    Coupeuse :
    Christine PICQUERAY

    Lumières :
    Daniel DEMONT

    Musiques en life :
    Jean ROCHAT,
    Claude ROBERT

    Assistant mise en scène:
    Paolo DOS SANTOS

    Photographies :
    Mario DEL CURTO

Equinoxe

Dans une maison « hantée » par les histoires de famille vivent une femme, Mireille et son valet Louis.  Cette existence aux rituels bien établis est bouleversée par le retour d'Anne, la fille de Mireille, qui décide d'organiser la visite de Rodolphe son oncle, le frère de Mireille reclus dans un asile d'aliénés, comme pour essayer de régler de vieux comptes, d'une histoire dont elle veut en avoir le cœur net ! La situation lui échappe. Le frère et la sœur, qui auraient pu se déchirer en se retrouvant, partent finalement sans répondre aux questions d'Anne, vers une destination improbable : peut-être leur enfance…! Reste Louis, le valet, l'homme blessé, qui se réfugie dans cette maison depuis fort longtemps et qui a trouvé là une forme de refuge face au monde extérieur.

Critique :
Même lieu, même auteur et même metteur en scène, dix ans après « Jardin d'Hiver », voici la suite : EQUINOXE.  Ce serait comme un concerto en demi majeur : celui de la réalité. Il est interprété par un quatuor pas du tout harmonieux : deux violons à qui il manque des cordes, un violoncelle aimant se mettre en sourdine et un alto jouant comme une trompette. Deux et deux ne font pas quatre ici : le cadre de ce huit clos, la maison familiale, a aussi son rôle. Et tels sont les personnages d'Equinoxe, en création au Théâtre 2.21, à Lausanne.  …pas besoin ici d'avoir vu la première pièce pour voir celle-ci. Elle tient toute seule. Le plus étonnant est que les deux spectacles ont quasiment les mêmes qualités… Le trouble et l'étrangeté se manifestent par instants… Monica Budde, Jean-Luc Borgeat et Jean-Paul Favre ont une telle présence, que même dans les moments creux du texte, ils imposent tout, en partie des facettes de leur personnage. Enfin, il y a le décor unique : un immense plancher, très beau, magnifiquement éclairé. La mise en scène crée des atmosphères assez réussies, quoique répétitives, sur un tempo globalement voulu lancinant… ! Le décor : c'est l'âme de la maison, on l'entendrait grincer, si ce n'est respirer, sombre comme des sables mouvants, lumineux comme un rayon d'espérance.

24 Heures, Journal  
  Michel Caspary, journaliste, du 30 novembre 2003

2003

    Texte de René ZAHND
    Théâtre 2.21, création
    Novembre/décembre 2003

    Jeu :
    Monica BUDDE
    Anne MAILLARD
    Jean-Luc BORGEAT
    Jean-Paul FAVRE

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie :
    Anne-Rachel GATTEGNO

    Scénographie :
    Jean-Luc TAILLEFERT

    Costumes :
    Anna VAN BREE

    Lumières :
    Laurent JUNOD

    Régie son/lumières :
    Matthieu REBETEZ,
    Guillaume GEX

    Musique :
    Jean et Claude ROCHAT

    Photographies :
    Mario DEL CURTO

Titus Andronicus

Titus un Shakespeare cruel et vrai. Jan Kott l'auteur polonais nous explique « Si Titus avait compté six actes, Shakespeare s'en serait pris aux spectateurs des premiers rangs et les aurait fait périr dans d'atroces souffrances. En effet, aucun des personnages de la tragédie (Lucius et Marcus exceptés) n'est resté en vie… ».
Titus une pièce qui émeut, secoue, effraie et éblouit.

Critique :
Titus est une pièce de boucher, si on veut. Gianni SCHNEIDER s'est engouffré dans cette brèche. Il a installé Titus, ses fils, sa fille Lavinia dans un abattoir, avec son couperet terrible en forme de guillotine à main gauche. Cette option-là se défend. Mais l'effroi de ce Titus univoque ne passe pas. Gianni SCHNEIDER a-t-il pour autant su dompter cette pièce barbare ? Mille fois non, hélas.

Alexandre DEMIDOFF, journaliste
Journal LE TEMPS,
octobre 2001

2001

    Texte de William SHAKESPEARE
    Théâtre Grange de Dorigny,
    Octobre-novembre 2001, création

    Jeu :
    Anne VOUILLOZ
    Marina LANDOLT
    Raoul TEUSCHER
    Jean-Pierre GOS
    Marco FACCHINO
    Pierre SPUHLER
    Carlos LEAL
    Salvatore ORLANDO
    Paolo DOS SANTOS
    Benjamin KRAATZ
    Vincent SEREZ
    Matthieu SESSELI
    Camillo DE CESARE
    Jérôme GYGAX
    Alexandre MORET

    Mise en scène et adaptation :
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie :
    Olivier ZUCHUAT

    Scénographie :
    Jean-Luc TAILLEFERT

    Costumes :
    Anna VAN BRRE,
    Christine PICQUERAY,
    Elisabeth MARION-VEYRON

    Lumières :
    Daniel DEMONT

    Musique :
    Arthur BESSON

    Photographies :
    Mario DEL CURTO

La Venus des Lavabos

Une fable pour toilettes publiques
C'est dans les années 1980 que Pedro ALMODOVAR a écrit à Madrid, en plein mouvement appelé « movida », son seul et unique roman intitulé La Vénus des lavabos. Cette œuvre entre le courant madrilène. Un cercle qui rappelle le mouvement « factory » d'Andy WARHOL. Le metteur en scène Gianni SCHNEIDER a voulu en faire une pièce pour le théâtre et a fait appel à Dominique HAUSER pour la traduction et à Joseph VOEFFRAY pour la dramaturgie et adaptation scénique et à Michel GOFFART pour le scénario. Au final Gianni SCHNEIDER a épuré le tout pour privilégier le ludique.
Critique : Le résultat est appétissant et divertissant : une fable de deux heures qui se déroule dans un univers de toilettes publiques, que l'on trouve dans toutes les gares des grandes métropoles. Une dame « pipi », Patty DIPHUSA, nettoie à l'eau de javel le sol et les lavabos. Elle parle énormément, associant ses copines au récit de sa vie sexuelle. Quotidiennement un homme, souffrant de solitude et transi d'amour pour cette dame pipi et plein de désirs et de fantasmes, entre dans ce lieu publique et observe cette femme. Il fantasme si fort qu'il réussit à transformer la femme en une vénus. Il lui fera vivre des histoires érotiques en intégrant dans son rêve toute personne entrant dans ce lieu. Gianni SCHNEIDER réussit sa mise en scène en révélant l'immense amour que porte l'écrivain aux femmes. Il les rend belles et sincères. La mise en scène montre des comportements directs, entre-mélés de chansons des années 80. La direction d'acteurs minutieuse et précise, un spectacle de pur plaisir ludique et une facture pleine de sensibilité prouvant une fabuleuse observation de l'humanité au quotidien.
Un coup de chapeau à toute l'équipe !

Denise Steigmeier, journaliste àUniscope-culture théâtrale

1999

    D'après Pedro ALMODOVAR
    Théâtre Grange de Dorigny
    Octobre/novembre 1999

    Jeu :
    Nathalie LANNUZEL,
    Ben MERLIN
    Christine BRAMEIER,
    Carlos LEAL,
    Véronique MONTEL,
    Stephanie CHUAT
    Sandra GAUDIN,
    Alessandro MAESTRI
    Anne-Maud MEYER,
    Marielle PINSARD
    Véronique REYMOND,
    Luc BELLENOT
    Pierre SPUHLER,
    Christian MONACHON
    Jean-Paul FAVRE,
    Jean-Pierre GOS

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Scénographie :
    Sergio CANTERO

    Traduction :
    Dominique HAUSER

    Dramaturgie :
    Joseph VOEFFRAY

    Lumières :
    Jean-Pierre POTVLIEGE

    Musique :
    Arthur BESSON,
    Marielle PINSARD

    Chants :
    Yves BUGNON

    Accessoires :
    Yael RION

    Costumes :
    Anna VAN BREE,
    Dominique CHAUVIN

    Habilleuse :
    Elisabeth MARION-VEYRON

    Photographie :
    Mario DEL CURTO

Les Brigands

Dans Les Brigands, nous sommes à l'aube de grands choix, incarnés par une jeunesse persuadée qu'il faut abattre les socles des pères, comme on a détruit récemment la statue de Lénine. Ces choix ont conduit la jeunesse décrite par Schiller vers deux pôles opposés : Kant et le bruit des bottes. A l'aube du troisième millénaire, notre jeunesse est dans l'impossibilité de s'accomplir dans une société égarée : l'enthousiasme de la jeunesse ne sait plus vers quoi s'égarer.

Critique :
Les Brigands mis en scène par Gianni SCHNEIDER envahissent l'Arsénic à travers une version dynamique de ce classique du répertoire allemand. Portée par des comédiens au jeu franc et direct. La mise en scène s'appuie sur un dépouillement précis et un éclairage maniant habilement la pénombre. Un très bel objet théâtral. Schiller gagne à être croisé sur ce genre de grands chemins.

Pierre FANKAUSER, journaliste
Magazine L'HEBDO, mars 2000

2000

    Texte de Friedrich SCHILLER
    Théâtre Arsénic et Théâtre du Grütli
    Février-mars 2000, création

    Jeu :
    Lambert BASTAR,
    Camillo DE CESARE,
    Jean-Marie DAUNAS,
    Marco FACCHINO,
    Jean-Paul FAVRE,
    Hélène FIRLA,
    Jean-Charles FONTANNA,
    Jean JENNY,
    Darius KETHARI,
    Alessandro MAESTRI,
    Anne-Maud MEYER,
    Valentin ROSSIER,
    Jean SCHLEGEL,
    Pierre SPUHLER

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Adaptation et dramaturgie :
    Olivier ZUCHUAT

    Scénographie :
    Jean-Luc TAILLEFERT

    Costumes :
    Anna VAN BREE,
    Dominique CHAUVIN

    Lumières :
    Jean-Pierre POTVLIEGE

    Musique :
    Jean ROCHAT

    Photographies :
    Mario DEL CURTO

L'envie

Sept metteurs en scène, sept auteurs romands et à chacun un des sept péchés capitaux. Christophe GALLAZ, convaincu par la démarche bien avant le soir de La Première. « Le filage de L'Envie auquel j'ai assisté m'a encouragé à continuer dans un genre, le dialogue pour le théâtre, que je n'avais encore jamais pratiqué pour la scène. En découvrant la mise en scène de Gianni SCHNEIDER pour mon texte, consacré à L'Envie, je me suis reproché de ne pas m'être assez énervé d'avoir attendu si longtemps de me tester à l'écriture dialoguée pour le théâtre.

Critique :
Le Festival de la Cité à Lausanne fait sombrer la ville dans le péché. Formidable soirée ! L'Envie de Christophe GALLAZ se détache toutefois du lot des sept péchés capitaux proposés. Gianni SCHNEIDER nous invite à un conte aérien et pongidé entre une cuillère et une fourchette. Voilà sept péchés capitaux qui prouvent que le théâtre romand est en forme.

Lisbeth KOUTCHOUMOFF, journaliste
Journal LE TEMPS, juillet 1999

1999

    Texte de Christophe GALLAZ
    « Les Sept Péchés capitaux »
    Collectif du Pull-Off, création
    Festival de la Cité – juillet 1999

    Jeu :
    Nathalie LANNUZEL
    Matthieu DELMONTE

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Assistante de mes :
    Anne-Rachel GATTEGNO

    Scénographie :
    Gilbert MAIRE

    Costumes :
    Anna VAN BREE

    Lumières :
    Miguel QUEBATTE
    Eric GASSER

Ciment

Tragédie des temps modernes tranchante comme un rasoir, CIMENT nous plonge au cœur d'un rêve collectif dont aujourd'hui notre monde individualiste n'a même plus idée… « Ce à quoi je vise dans mon théâtre : jeter sur la scène des corps aux prises avec des idées. Tant qu'il y a des idées, il y a des blessures. » (Heiner Muller)

Critique :
Excellent spectacle ! Fort, prenant !Le spectacle m'a laissé un souvenir profond. Avant tout parce que j'ai senti que ceux quoi l'ont créé ont pris position. Cela s'est manifesté aussi bien dans la mise en scène et la scénographie que le jeu des comédiens. Et j'ai bien senti aussi que derrière la clarté avec laquelle la pièce se racontait sur le plateau…

Dieter WELKE, journaliste, dramaturge
Recueil critiques de dramaturgie,
Arsénic  1998

1998

    Texte de Heiner MULLER
    Théâtre Arsénic et Théâtre du Grütli
    Octobre-novembre 1998, création

    Jeu :
    Patricia BOPP,
    Jean-Luc BORGEAT
    Marco CALAMANDREI,
    Michel CASSAGNE,
    Vincent COPPEY,
    Jean-Paul FAVRE,
    Nathalie GAUBICHER,
    Jean-Pierre GOS,
    Nathalie LANNUZEL
    Alessandro MAESTRI,
    Christian MONACHON,
    Véronique MONTEL
    Nicolas ROSSIER,
    Roland VOUILLOZ

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER,
    Olivier ZUCHUAT

    Scénographie :
    Jean-Luc TAILLEFERT

    Costumes:
    Anna VAN BREE
    Dominique CHAUVIN
    Elisabeth MARION-VEYRON

    Lumières :
    Jean-Pierre POTVLIEGE

    Régisseur plateau :
    Jean-Claude BLASER

    Peinture :
    Ana CARATSCH,
    Florence SCHNEGG

    Musique :
    Jean-Philippe HERITIER

L'ouest des Legendes

La pièce illustre en réalité l'audace toute relative des autorités vaudoises et les limites d'une commande théâtrale dans un contexte malgré tout très officiel ! On imagine la difficulté de la tâche ! A l'Ouest des légendes c'est quoi : une centaine de vignerons et paysans vaudois sont partis il y a un siècle conquérir ce qu'ils croyaient être un eldorado au Nouveau Mexique. La conquête du Pécos fut un fiasco.

Critique :
C'est grâce au tour de force du metteur en scène Gianni SCHNEIDER, que la mise en scène est conçue pour conquérir un large public qui aime rire et s'émouvoir. C'est là un spectacle populaire dans le sens noble du terme. A l'Ouest des légendes demeure un texte faible. L'auteur choisi pour cette commémoration traite le thème de l'exil, pourtant Eugène MELTZ est déjà connu pour des chroniques acerbes et pleines d'humour. Dommage.

Mousse BOULANGER, journaliste
Journal Scènes romandes,
mai 1998

1998

    Texte d'Eugène MELTZ
    Théâtre de Mézières
    Bicentenaire de la Révolution
    Mai-juin 1998, création

    Jeu :
    Jean-Luc BORGEAT,
    Jean-Pierre GOS,
    Hélène FIRLA,
    Daniel WOLF,
    Claude PASQUIER,
    Céline BOLOMEY,
    Sandra GAUDIN,
    Marielle PINSARD,
    Jean-Paul  FAVRE,
    Françoise FRELAT,
    Jean-Marc MOREL

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie :
    Joseph VOEFFRAY

    Scénographie :
    Ruben BACH,
    Yves KUPPER

    Lumières :
    Jean-Pierre POTVLIEGE

    Costumes :
    Anna VAN BREE,
    Dominique CHAUVIN,
    Elisabeth MARION-VEYRON

    Régisseur plateau :
    Jean-Claude BLASER

    Musique :
    Jean ROCHAT,
    Arthur BESSON

    Photographies :
    Lorenzo VALMONTONE

33-45

Au lendemain de l'incendie du Reichstag. Brecht quitte l'Allemagne pour un exil de quinze ans. Durant cet exil le dramaturge allemand a écrit les pièces qui forment une partie du spectacle 33-45. Si celles-ci dépeignent la soumission et la peur qu'engendre un ordre totalitaire, c'est pour mieux mettre en avant une nécessaire communion entre les hommes. Le metteur en scène Gianni SCHNEIDER confronte Brecht avec Heiner Muller, désireux lui aussi d'analyser en profondeur l'Histoire contemporaine allemande afin d'empêcher que le crime sommeille dans le refoulement et la culpabilité.

Critique :
Grâce à une scénographie extrêmement dépouillée, Gianni SCHNEIDER parvient non seulement à restituer toute la force universelle des textes de Brecht et de Muller, mais aussi à instaurer une distance critique entre ces textes et l'Histoire immédiate. Le travail du metteur en scène s'impose d'abord par une indiscutable rigueur. Les comédiens sont également tous d'une tenue qu'il faut saluer. Excellent spectacle.

Christophe FOVANNA, journaliste
Journal Gazette de Lausanne, octobre 1997

1997

    Textes de Heiner MULLER
    et Bertolt BRECHT
    Théâtre de Vidy – La Passerelle
    Octobre-novembre 1997, création.

    Jeu :
    Jean-Luc BORGEAT,
    Jean-Paul FAVRE,
    Anne VOUILLOZ,
    Hélène FIRLA
    Benjamin KNOBIL,
    Jean-Marc MOREL
    Pierre SPUHLER

    Mise en scène & Scénographie :
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie :
    Olivier ZUCHUAT

    Costumes :
    Anne VAN BREE

    Réalisation costumes:
    Dominique CHAUVIN

    Lumières :
    Jean-Pierre POTVLIEGE

    Maquillages :
    Johannita MUTTER

    Musique :
    Jean-Philippe HERITIER

    Photographies :
    Mario DEL CURTO

Le cercle de craie caucasien

Quand il n'est plus
« caucasien »
le cercle de craie est universel.
Critique : Gianni SCHNEIDER nous offre un beau spectacle « brechtien » grâce à une mise en scène intelligente et cohérente, une belle distribution, et une exigente direction d'acteurs. Tous sont magnifiques !Pour construire sa vision du Cercle de Craie Caucasien de Bertolt BRECHT, le metteur en scène Gianni SCHNEIDER a fait sienne cette opinion de Heiner MULLER :
« Faire usage de Brecht sans le critiquer, c'est le trahir ! ». Aussi avec son dramaturge Olivier ZUCHUAT, il a entrepris un gros travail d'adaptation qui dépouille la pièce de son prologue et de toutes les références à l'utopie des kolkoses, dans le cadre desquels Brecht avait alors imaginé la possibilité du retour à une société de justice et d'amour (rappelons que Brecht a écrit la pièce entre l943 et 1945).Le Cercle de Craie Caucasien de Gianni SCHNEIDER n'est donc pas caucasien. Dès lors, étant de nulle part, il est de partout : Ce qui fait un spectacle universel ! Et c'est bien cela que le metteur en scène veut nous dire : que les petits chefs, les soldats, les lâches et les courageux, ceux qui font commerce de la guerre, ceux qui font couler le sang et ceux qui en souffrent, sont universellement les mêmes.La scène est nue, un grand plateau avec une énorme tournette comme scénographie, un lieu qui est donc tout à la fois un et multiple. Un parti pris magnifique avec l8 comédiens. Peut-on alors commencer la fable. Conduite par un Roland VOUILLOZ impeccable dans son rôle de narrateur, soutenue par la musique de Paul DESSAU et Jean ROCHAT (en live), elle est portée par des acteurs et actrices visiblement dynamisés par la direction de Gianni SCHNEIDER. En effet, tous les acteurs nous mènent avec une indéniable énergie vers ce moment clé de la pièce qu'est l'épreuve du cercle de craie. Epreuve dont rendent compte de deux textes dont Brecht s'est inspiré : un conte chinois du XIIIème siècle de Li-Hsing-tao, et le jugement de Salomon évoqué dans le Livre des Rois. On retiendra de ce cercle de craie, superbement mis en scène par Gianni SCHNEIDER et qui souligne l'effet de théâtre dans le théâtre de la pièce, et favorise la prise de distance critique du spectateur, le côté sincérité, l'authenticité des personnages, l'intelligence et la cohérence du tout en disant encore « que toute chose au monde revienne à ceux qui lui sont utiles ».

Christophe FOVANNA, journaliste
Journal de Genève Gazette de Lausanne

1997

    De Bertolt BRECHT
    Théâtre de l'Arsénic et Théâtre du Grütli
    Octobre-novembre 1997

    Jeu :
    Anne-Cécile MOSER,
    Hélène FIRLA,
    Shin IGLESIAS,
    Marie-Delphine JAQUET,
    Suzanna PATTONI,
    Jean-Luc BORGEAT,
    Michel DEMIERRE,
    Jean-Paul FAVRE,
    Jean-Pierre GOS,
    Samuel GRILLI,
    Stephane LIARD,
    Christophe PICARD
    Jean SCHLEGEL,
    Pierre SPUHLER,
    Roland VOUILLOZ,
    Daniel WOLF,
    Luc BELLENOT,
    Sebastien RAPPAZ

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie :
     Olivier ZUCHUAT

    Costumes :
    Anna VAN BREE,
    Dominique CHAUVIN,
    Elisabeth MARION-VEYRON

    Scénographie :
    Atelier du Théâtre Kleber-Meleau

    Lumières :
    Jean-Jacques SCHENK,
    Jean-Pierre POTVLIEGE

    Accessoires :
    Jean-Pierre FAVRE,
    Anne-Cécile MOSER

    Peinture :  
    Adrien MORETTI

    Maquillages :
    Johannita MUTTER

    Musiques :
    Jean ROCHAT,
    Arthur BESSON

    Choregraphie :
     Ruben BACH
    Chants chœur :  
    Nicole CHERUBINI

    Photographie :
    Pierre FANTYS

Hotel O

Extraits de texte SEXUS d'Henri MILLER à propos d'Anaïs NIN et VENUS EROTICA d'Anaïs NIN qui sont joués en une seule et même séquence. On y voit deux hommes et deux femmes se livrer à une recherche de l'excitation sexuelle qui passe autant par le corps que par les mots, par l'image que par l'action ou le jeu.

Critique :
Spectacle érotique aux anciens magasins de la Ville, à Lausanne. Cinq chambres d'hôtel pour fantasmer en privé ! Le Pull-Off, collectif de metteurs en scène romands, nous invite à monter en chambre pour jouir de différentes formes d'érotisme. Il y en a pour tous les goûts dans ce spectacle drôle ou sérieux, ludique et intelligemment provocateur. Mais voilà, dans le cadre du Festival, être client de l'Hôtel O, ça se mérite…

Christophe FOVANNA, journaliste
Journal Gazette de Lausanne, juillet 1994

1994

    L'érotisme avec le Pull-Off Collectif
    Texte d'Henri MILLER  "Sexus"
    Texte d'Anaïs NIN, "Erotica"
    Festival de la Cité,
    juillet 1994, création
    Jeu :
    Marielle PINSARD
    Sandra GAUDIN
    Alain BASS
    Marc TISSOT

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Scénographie :
    Miguel QUEBATTE
    Eric GASSER

    Lumières :
    Jean-Pierre POTVLIEGE

    Costumes :
    Rosy MORILLA

    Photographies :
    Valdemar VALDEMAR

Jardin d'hiver

Jardin d'Hiver est d'abord l'histoire d'une famille. On y parle à huis clos du sens de la vie. Dans un décor de Martial LEITER, y intervient le mystère, la solitude, l'absurde, l'espoir. On y voit combattre la lumière, l'errance affronter l'immobilité.
Une histoire de famille faite du combat entre l'ombre et la lumière, de l'affrontement de l'errance et de l'immobilité : Rodolphe vit reclus avec un serviteur que l'on appelle Louis dans la propriété de ses parents jusqu'au jour où la sœur de Rodolphe, partie vingt-trois ans plus tôt, vient raviver le passé…

Critique :
Le spectacle « Jardin d'hiver », belle pousse d'un premier opus! Joli succès ! Gianni SCHNEIDER, le metteur en scène a orchestré avec finesse ce règlement de compte familial ! Il a évité que le texte ne s'embourbe dans une gadoue névrotique. Attentif à la mélodie du texte, à ses accords latents, il est parvenu avec maestria à donner sa respiration à ce texte de théâtre. En donnant notamment aux silences entre les répliques toute leur épaisseur. Au point que ces plages vides semblent habitées par le désarroi des personnages.

Alexandre DEMIDOFF, journaliste
Journal  LE TEMPS,  janvier 1995

1995

    Texte de René ZAHND
    Théâtre 2.21 Lausanne
    Théâtre du Grütli Genève
    Janvier/février 1995, création
    Mars/avril 1996,
    tournée suisse (9 villes)

    Jeu :
    Michel CASSAGNE,
    Fabienne GUELPA
    Jean-Paul FAVRE,
    Kareen CALOIN

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie :
    Marielle PINSARD,
    Sandra GAUDIN

    Assistante mise en scène:
    Anne-Rachel GATTEGNO

    Scénographie :
    Martial LEITER,
    Elodie PONG
    Carles VALVERDE

    Costumes :
    Rosy MORILLA-ERNST

    Maquillages :
    Viviane CHOLLET-LIMA

    Lumières :
    Miguel QUEBATTE,
    Eric GASSER

    Accessoires :
    Tiziana MATTIUSSI

    Photographies :
    Pierre FANTYS

La mort du prince

Hanté par des dizaines de personnages, qu'il dotait non seulement de visages, de caractères et biographies mais aussi d'œuvres littéraires, Fernando PESSOA portait le théâtre en lui. Sa vie est un prodigieux jeu de rôles lancé à la face de l'énigme de l'être.
Cet univers tout entier est un livre où chacun de nous n'est rien qu'une phrase, ne produit mieux qu'un petit effet de sens de rien du tout, rien qu'un fragment de sens.

Critique :
«Nous avons tous deux vies : la vraie, celle que nous rêvons dans l'enfance que nous continuons de rêver, adultes, sur fond de brouillard ; la fausse, celle que nous partageons avec les autres, la vie pratique, la vie utile, celle où l'on finit dans un cercueil». Spectacle douloureux, inabouti et qui ne convainc pas. Le metteur en scène n'a pas su et les comédiens non plus ! L'état de grâce n'était pas au rendez-vous, dommage.

1992

    Texte de Fernando PESSOA
    Théâtre de Vidy – La Passerelle
    Mai 1992, création

    Jeu :
    Sophie GARDAZ,
    Jacques MICHEL

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie :
    René ZAHND

    Assistante mes :
    Angela BURGER

    Scénographie :
    Yves BEHAR

    Peinture :
    Anna PERISIC

    Costumes :
    Esther ZELLER

    Maquillages :
    Viviane CHOLLET

    Lumières :
    François SAINT-CYR

    Photographies :
    Pierre FANTYS

Sik Sik le maitre de magie

Le thème du théâtre dans le théâtre, exposant les conditions précaires dans lesquelles vit parfois un artiste. Sik-Sik entre à gauche, une lanterne allumée, il a dans l'autre main une petite valise et une cage à colombes. Giorgetta sa femme, le suit, tête nue, habillée en tutu de danseuse. Elle est enceinte et comme son mari une expression de fatigue et de découragement. Ils cherchent tous deux à être performants dans leur art du spectacle de cirque, mais cela ne marche pas !

Critique :
En créant Sik-Sik, Gianni SCHNEIDER le metteur en scène nous emmène d'entrée dans un univers tragi-comique où l'humour règne. Soirée réussie ! Sur scène les comédiens dès le départ commence un numéro mais un comparse arrive et une bagarre éclate entre les proganiostes masculins. Sik-Sik et sa femme en subiront les conséquences. La magie effleure le drame…

Rita FREDA, journaliste
SCENE MAGAZINE, décembre 1992

1992

    Texte d'Eduardo DE FILIPPO
    Théâtre Arsénic
    Décembre 1992 et Janvier 1993

    Jeu :
    Miguel QUEBATTE
    Jean JENNY
    Jocelyne CANOVA
    Bernadette WYSSMANN
    Emmanuel WYSSMANN

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie :
    René ZAHND

    Assistantes mes :
    Angela BURGER,
    Anne DUMAS

    Scénographie :
    Rémy MONACHON

    Costumes :
    Rosy MORILLA

    Lumières :
    Jean-Pierre POTVLIEGE

    Maquillages :
    Viviane CHOLLET

    Peinture :
    Anna PERISIC

    Photographies :
    Pierre FANTYS

Le Haut forme

Dans le Haut de forme, Agostino dit qu'il a trouvé le haut-de-forme dans un théâtre dans lequel il était concierge depuis trente-sept ans, un théâtre qui est démoli. L'auteur présente l'une des mille facettes de l'art de la débrouille si bien connu par les napolitains. L'action se déroule dans une de ces typiques habitations pauvres du sud de l'Italie, une cave. Toute une famille qui doivent résoudre un problème de loyer ou accepter l'expulsion.

Critique :
Gianni SCHNEIDER  inscrit le spectacle en filigrane la réalité sociale, artistique et quotidienne de la vie de Naples. Tout cela évoque les éléments constitutifs du cinéma néoréaliste italien. Bonne prestation et succulente mise en scène. Le théâtre d'Eduardo DE FILIPPO est universel, parce que tout est puisé dans la rue, dans les quartiers défavorisés. Et ces rues, ces quartiers se retrouvent partout. D'Italie, en France, en Suisse et même à Lausanne.

Christophe FOVANNA, journaliste
Journal Gazette de Lausanne, décembre 1992

1993

    Texte d'Eduardo DE FILIPPO
    Théâtre Arsénic
    Décembre 1992 et Janvier 1993

    Jeu :
    Isabelle BONILLO,
    Jean SCHLEGEL
    Thierry JORAND,
    Miguel QUEBATTE
    Sophie RYNKOWFKA,
    Vincent SIEGRIST
    Jean JENNY,
    Emmanuel WYSSMANN
    Benjamin WYSSMANN,
    Anne DUMAS

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie :
    René ZAHND

    Assistante :
    Angela BURGER

    Scénographie :
    Jean CORTHESY

    Peinture :
    Anna PERISIC

    Lumières :
    Jean-Pierre POTVLIEGE

    Costumes :
    Rosy MORILLA



    Maquillages :
    Viviane CHOLLET

    Musique :
    Christine LAVILLE

    Photographies :
    Pierre FANTYS

    Relations publiques :
    Carline COIGNY

La force de l'habitude

Chez Thomas BERNHARD, les êtres ne cessent ainsi d'arpenter leurs douleurs sans trouver d'issue. Voilà qui rend cet auteur difficilement fréquentable.
Son œuvre théâtrale désobéit aux exigences dramatiques et résiste à la représentation : autour d'un personnage central tyrannique et désabusé gravitent des donneurs de répliques, tandis que l'action est paralysée par l'échec de la communication. Le théâtre de Thomas Bernhard est souvent taxé d'intellectuel mais si on l'empoigne de manière très physique, nous dit le metteur en scène, l'expérience ne peut que réussir.

Critique :
L'ambitieux metteur en scène Gianni SCHNEIDER récidive et se rit de la difficulté, grâce à une solide distribution bien choisie, d'une lecture intelligente et d'une mise en scène fourmillante de signes. La force de l'habitude présentée pour la première fois en français : splendide ! Une interprétation à couper le souffle… ! Gianni Schneider a opté pour une mise en scène truffée d'astuces et dans laquelle les intentions sont peaufinées réplique par réplique, ce qui permet à ce texte difficile d'accéder à une lisibilité inespérée. Du travail exemplaire. Une magistrale démonstration de fureur.

Philippe CLOT, journaliste LE MATIN
Michel AUDETAT, journaliste à l'HEBDO

1989

    Texte de Thomas BERNHARD
    Théâtre Arsénic
    Novembre 1989 – Tournée en 1990

    Jeu :
    Michel CASSAGNE
    Myriam NAISY
    Jean SCHLEGEL
    Jean-Luc BORGEAT
    Bernard GARNIER

    Mise en scène et dramaturgie :
    Gianni SCHNEIDER

    Scénographie :
      Stefan ERNST
    Eric FREI

    Lumières :  
    Jean-Pierre POTVLIEGE

    Musique :  
    Arthur BESSON

    Costumes :  
    Yves BEHAR

    Accessoires :  
    Tiziana MATTIUSSI

    Maquillages :  
    Johannita MUTTER

    Photographies :  
    Pierre FANTYS

La locomotive folle

Une locomotive est livrée à deux hommes, deux grands criminels qui cachent leur identité. Et ce jour-là, au moment de partir avec leur chargement de voyageurs, ils décident brusquement de fomenter un projet extrême, qui tend à l'absolu : lancer le convoi à toute vapeur vers la catastrophe, pour voir ce que peut résulter du chaos. Une allégorie de l'histoire de l'humanité.

Critique :
La qualité du spectacle de Gianni SCHNEIDER tient par l'atmosphère et le dispositif scénique. La beauté des personnages et la présence de la locomotive à vapeur. Mais cela enlève une partie de sa force au texte, que les représentations rendent parfois difficilement audible. Le verbe se perd dans les vapeurs de la locomotive… Un pari courageux et quelques bons moments.

René ZAHND, journaliste
Journal Gazette de Lausanne, septembre 1990

1990

    Texte: Stanislaw-Ignacy WITKIEWICZ
    Théâtre Arsénic – Gare de Sebeillon
    Septembre/octobre 1990

    Jeu :
    Jacques MICHEL,
    Sophie GARDAZ
    Geneviève MORAND,
    Miguel QUEBATTE
    Thierry JORAND,
    Jean-Luc BORGEAT
    Suzanna PATTONI,
    Jocelyne CANOVA
    Dominique MEYER,
    Denis MAILLEFER
    Jean-Gabriel CHOBAZ,
    Dominique CHARMILLOT,
    Jean-Marc PASQUET

    Mise en scène :  
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie :
    Pierre-André LIENHARD

    Scénographie :
    Rémy MONACHON

    Toile peinte :
    Catherine RANKL

    Accessoires :
    Yael Patrick RION

    Costumes :
    Antoinette BAIRA

    Maquillages :
    Viviane CHOLLET

    Assistante mes:
    Angela BURGER

    Lumières :  
    Jean-Jacques SCHENK

    Photographies :  
    Pierre FANTYS

Le petit prince

Tout  le monde ou presque a gardé le souvenir de ce livre, histoire féerique, dans laquelle un petit garçon parti de sa planète se promène dans l'univers et découvre des lieux et des gens étranges qu'il ne connaissait pas. Ainsi fait-il l'expérience du monde des adultes, arrachés à la fantaisie. Montrer ce qui est invisible pour les yeux, la féerie qui règne au-delà des mots et des images.

  Critique :
Sur scène : la Terre et l'Univers et les cinq protagonistes. Il n'y a pas de circulation entre dehors et dedans : chacun reste là, tantôt appelé par la lumière. Les comédiens adultes n'ont pas de contact entre eux, seulement tour à tour avec le Petit Prince… Il faut souligner la performance des comédiens et en particulier Jean-Luc Borgeat qui, ici, incarne toutes les planètes et devient tour à tour le vieux roi, le collectionneur d'étoiles, l'alcoolique et l'allumeur de réverbères. Il s'agit de la première mise en scène professionnelle de Gianni SCHNEIDER. Sa contribution pour cette première œuvre adaptée pour le théâtre, est d'une excellente tenue, la gageure est relevée. Il est parvenu à nous faire «voir» l'invisible, bravo !

1988

    Texte d'Antoine SAINT-EXUPERY
    Théâtre de Vidy – La Passerelle
    Septembre/octobre 1988, création

    Jeu :
    Jean-Luc BORGEAT
    Marco CALAMENDREI
    Suzanna PATTONI
    Benjamin WYSSMANN
    Florian PEQUIGNOT

    Mise en scène :
    Gianni SCHNEIDER

    Dramaturgie :
    Pierre-André LIENHARD

    Scénographie :
    Stefan ERNST

    Costumes :
    Antoinette BAIRA

    Lumières :
    Rémy MONACHON

    Maquillages :
    Viviane CHOLLET

    Musique :
    Jean-Philippe HERITIER

    Photographies :
    Christian COIGNY